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La Masterclass
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Votre collection privée de vins, de poupées miniatures, de bandes dessinées anciennes ou de jeux vidéo pourrait occuper une place précieuse dans votre portefeuille. Lisez la suite pour comprendre comment vos collections augmentent votre patrimoine.

Je suis officiellement devenu un collectionneur il y a environ 10 ans. Depuis lors, j’écume les salles des ventes, les foires et les marchés en ligne pour assouvir ma passion. Ce qui m’a toujours étonné, c’est l’incroyable variété de choses que l’on peut collectionner : vin, pièces de monnaie, timbres, œuvres d’art, livres, jeux vidéo, affiches, figurines, disques vinyles, cartes, meubles, bijoux, souvenirs… et même les milices ! Et je ne fais pas exception : je collectionne les livres rares de mathématiques du XVIe siècle à 1980. Si les raisons qui motivent les collectionneurs sont multiples (acquérir un statut social, satisfaire des besoins psychologiques et esthétiques, acquérir des connaissances historiques, gagner de l’argent, etc.), la notion de collection est indissociable de celle d’investissement.

Une question d’évaluation

Avant qu’un objet ne rejoigne une collection, une transaction financière a lieu, et même si le gain n’est pas toujours l’objectif premier du collectionneur, plus l’affaire est bonne, plus le plaisir est grand. Qui n’a jamais rêvé de trouver un trésor (comme un chef-d’œuvre oublié) dans un marché aux puces ou un vide-grenier ? Il n’est pas étonnant d’entendre que certaines collections valent une fortune. Certains investisseurs se sont même enrichis en constituant des collections. Pourtant, la place des collections dans la gestion de fortune n’est pas claire. Si quelques intermédiaires financiers reconnaissent la valeur des collections (par exemple, certains gestionnaires de patrimoine proposent des services de financement de l’art ou des services d’évaluation), les collections n’ont pas encore acquis le statut de « classe d’actifs ». Bien qu’elles entrent dans la définition d’une classe d’actifs (une classe d’actifs est un groupe d’actifs ayant une exposition similaire aux moteurs fondamentaux de l’économie), nous ne parvenons pas à comprendre comment elles se comportent et interagissent avec les autres classes d’actifs d’un point de vue financier. Il y a de multiples raisons à cela, mais la variété des objets de collection et le manque de données disponibles (les voitures et les œuvres d’art pourraient constituer l’exception) rendent l’évaluation difficile. Comment estimer les taux de rendement potentiels et les risques associés aux collections (illiquidité, volatilité des prix, etc.) ? Comment évaluer le degré de corrélation d’une collection donnée avec les autres classes d’actifs traditionnelles?

On dit souvent que les objets de collection présentent de faibles corrélations avec les investissements traditionnels tels que les actions et les obligations, mais il pourrait simplement s’agir d’un effet de l’illiquidité. Par exemple, même si des collections spécifiques peuvent avoir un comportement spécifique, les indices généraux et les variables proxy tels que les résultats des maisons de vente aux enchères ont tendance à être en corrélation avec les marchés financiers.

Si investir sur les marchés financiers consiste à se concentrer sur l’avenir, constituer une collection consiste à ne pas oublier le passé. C’est une différence fondamentale dans leurs philosophies.

Collectionner des informations

En l’absence de données, les collectionneurs doivent se faire leur propre opinion. Et j’aimerais présenter ici quelques faits fascinants sur les objets de collection :

  • Un simple objet de collection peut connaître une croissance radicalement différente de celle du fabricant qui le produit. Par exemple, en 2017, une Peugeot 205 GTI de 1988 à faible kilométrage a été vendue pour 38 480 £. Cela représente une augmentation de plus de 400 % de sa valeur. En comparaison, le cours de l’action de Peugeot SA (PSA) a connu une croissance modeste de 15 % au cours de la même période.
  • La valeur d’une collection est souvent supérieure à la somme des valeurs des éléments individuels qui la constituent. Et ce n’est pas à cause de la diversification, mais plutôt le contraire. Plus la collection est spécifique, plus l’effet est important. Cela contraste fortement avec les portefeuilles financiers.
  • Si investir sur les marchés financiers consiste à se concentrer sur l’avenir, constituer une collection consiste à ne pas oublier le passé. C’est une différence fondamentale dans leurs philosophies.

Bien qu’aucun de ces éléments ne constitue une preuve que le fait de posséder une collection diversifiera ton patrimoine, ils montrent l’existence de moteurs économiques fondamentalement différents. Une chose est sûre, même si les collections ne peuvent pas être modélisées financièrement, elles ont définitivement leur place dans ton patrimoine. Et si ce n’est pas une question de finances, c’est au moins une question de plaisir!

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Avis de non-responsabilité :

Alpian a déposé une demande de licence bancaire complète auprès de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Le contenu de cette publication est uniquement destiné à des fins d’information. Vous ne devez pas considérer ces informations comme des conseils juridiques, fiscaux, d’investissement, financiers ou autres.

À propos de l'auteur

Victor a plus de 13 ans d’expérience dans la gestion d’actifs. Au cours de sa carrière, il a aidé de nombreux particuliers, familles et institutions dans leur parcours financier, à la fois en leur fournissant des conseils personnalisés sur leurs investissements et en gérant des actifs en leur nom. Il a occupé plusieurs postes clés dans les divisions d’investissement de CA Indosuez, Lombard Odier et Citi Private Bank. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en bioinformatique et modélisation de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon, et est certifié FRM. Dans son temps libre, Victor aime la lecture scientifique et la collection de livres rares.

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