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La Masterclass
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women wearing a backpack in nature

par Victor Cianni

Chief Investment Officer at Alpian

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Les avantages de la numérisation sont multiples, et cela est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’investissements et de services bancaires quotidiens. Effectuer des opérations telles que l’achat de ton action préférée, l’ouverture d’un compte ou la discussion avec ton conseiller en investissement depuis ton canapé est certainement mieux que de devoir se rendre dans ton agence bancaire locale et faire la queue. Mais qu’en est-il de la planète ? Le passage au numérique est-il plus écologique ou sommes-nous en train de créer une dette pour l’environnement ?

Nous sommes Alpian, une start-up qui vise à tirer parti de la technologie pour changer le secteur bancaire, et c’est la question qui nous préoccupe.

Notre objectif était simple : Comprendre si la banque numérique est meilleure que la banque traditionnelle d’un point de vue environnemental.

Lorsque Opengeneva, une association à but non lucratif dont la mission est de promouvoir et de stimuler l’innovation ouverte dans le Grand Genève, a lancé sa troisième édition du Hackathon de la finance durable, nous avons sauté sur l’occasion et soumis notre question comme un défi à l’intelligence collective d’étudiants et d’universitaires brillants.

Notre objectif était simple : comprendre si la banque numérique est meilleure que la banque traditionnelle d’un point de vue environnemental.

Et bien sûr, nous préparer à prendre des mesures si la réponse s’avérait négative. Pendant 24 heures, nous avons « brainstormé » avec des participants dont l’expertise provenait de différents domaines et cultures pour essayer de trouver des solutions pratiques pour évaluer et mesurer l’impact de la numérisation en termes d’émissions de CO2. L’enthousiasme était palpable, même tard dans la soirée. Quelques heures sont trop courtes pour aboutir à un cadre rigoureux, surtout pour un tel défi, mais nous avons établi une feuille de route. Et sur la base de ces résultats encourageants, nous savons dans quelle direction nous devons creuser davantage.

Voici quelques résultats préliminaires intéressants :

  • Il est possible de mesurer concrètement le coût de l’utilisation d’une application bancaire ou d’un appel avec un conseiller en termes d’émissions de CO2 et de le comparer à ce qu’il en coûte à une personne de se rendre dans une agence locale à Genève pour effectuer les mêmes actions.
  • Nous pouvons nous appuyer sur des protocoles établis (tels que le protocole sur les gaz à effet de serre) pour évaluer si le modèle numérique présente des avantages par rapport aux modèles traditionnels.
  • Il existe des lacunes dans la méthodologie existante pour déterminer l’empreinte carbone dans le secteur bancaire et nous pourrions proposer des solutions.

Pour nous, ce hackathon a été un succès. Nous avons posé la première pierre d’un projet ambitieux et nous avons eu la chance de travailler avec des personnes talentueuses dans un cadre incroyable (Campus biotech). L’avenir nous dira si un sprint de 24 heures est le début d’une collaboration fructueuse, mais une chose est sûre : si nous voulons travailler pour un avenir meilleur, nous devons d’abord comprendre notre mission.

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Avis de non-responsabilité :

 Alpian lancera ses services peu après l’entrée en vigueur de sa licence bancaire et sera disponible pour le public au troisième trimestre de 2022. 

Le contenu de toute publication sur ce site web est uniquement destiné à des fins d’information.

À propos de l'auteur

Victor a plus de 13 ans d’expérience dans la gestion d’actifs. Au cours de sa carrière, il a aidé de nombreux particuliers, familles et institutions dans leur parcours financier, à la fois en leur fournissant des conseils personnalisés sur leurs investissements et en gérant des actifs en leur nom. Il a occupé plusieurs postes clés dans les divisions d’investissement de CA Indosuez, Lombard Odier et Citi Private Bank. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en bioinformatique et modélisation de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon, et est certifié FRM. Dans son temps libre, Victor aime la lecture scientifique et la collection de livres rares.

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